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" Sauvez Willy"
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Certains week-end sont plus mouvementés que les autres. Commençons en ce samedi 17 mars: Anne-Céline fête le plaisir d'avoir un jour de plus, et tandis que j'alterne siestes et moments de participation à la fête, Georges inaugure une série de danses sur béquilles. Tout est normal!
Bref, épuisés, nous nous glissons avec plaisir dans nos draps, de retour sur Kourou, et savourons ces moments de repos bien mérités... quand, à trois heures trente du matin, le téléphone sonne. Au bout du fil, Willy, qui nous explique, avec une angoisse non dissimulée, qu'il est avec des amis sur la plage, et que leur envie de ballade dans les dunes s'est conclue par un envasement. Il pourrait en rire, si la marée n'était pas en train de monter, et si son véhicule, armé d'un treuil, n'était pas en panne de batterie.
Soit! Vous connaissez nos tendances "Saint-Bernard": il fallait "sauver Willy", nous nous habillons donc, saisissons nos pinces qui ont déjà dépanné nombre de véhicule, et faisons chauffer notre fidèle Papadouble, toujours prêt à sortir de la mouise des Toyota- on connaît la faiblesse légendaire des conducteurs de Toys...
Deuxième coup de fil de Will: "Euh, Georges, ce n'est pas un cauchemar, hein...". Hep! Minute Papillon! On arrive, on arrive! Et on est très attendus visiblement, puisque deux hommes nous font des grands signes alors que nous approchons de la plage de Kite..."Dites, les gars, vous avez bu?" interroge Georges. "Ouais, mais t'inquiète pas, on a encore des bières, si tu veux, tu en auras une..." nous répond son interlocuteur. Eh ben, ça promet...

Bon, certains moments n'ont pas été immortalisés. Notamment celui où Georges a garé notre destrier près de celui de Will. Je sors les pinces, et je commence à les mettre en place. Ô rage, ô désespoir: une femme qui farfouille dans un moteur, ç'en est trop pour trois hommes éméchés. A peine celles-ci sont-elles correctement placées, qu'un homme passe derrière moi et change leur position. Je tente une nouvelle approche, afin que l'électricité gagne enfin la batterie du véhicule de Will, mais non, on me fait barrage. Forcément, cela ne fonctionne pas. Rien. "C'est entièrement la faute des pinces, j'avais les mêmes, elles ne valent rien, j'ai fini par les jeter" dit doctement mon empêcheur d'allumer un moteur en rond.
J'attends qu'il ait le dos tourné, et hop, je les remets selon "ma" méthode. Les étincelles surgissent, des bruits sympathiques se font entendre, et enfin, l'ex-professeur en pinces accepte de les placer de la façon que j'indique. Forcément, cela fonctionne mieux.

Ensuite, bah... Un Nissan, un treuil, six pieds dans la boue afin de trouver un crochet qui n'existe pas sur un véhicule jouet...et c'est parti!

Ou presque. Car le véhicule qui tracte finit par avancer. Heureusement, Georges a la présence d'esprit d'enclencher la marche arrière, et c'est réglé en quelques instants.



Après quelques photographies témoins, nous rejoignons, une fois nos pieds lavés, nos lits. Il est quatre heures. Notre devoir est accompli.

Notre Papadouble n'apparaît point sur le reportage photo ci dessus car il dut travailler pour ces nouvelles rencontres. Ci dessus c'est le Trol de Will, qui a certes quelques ressemblances avec notre Papadouble que nous avons dû "allumer" afin que les étincelles fassent l'effet souhaité.
PS: Droit à l'image oblige, certaines photos sont modifiées...
Musique de la page que l'on peut télécharger
Les Matins